Événement 4 - 13 septembre 2009 - Marathon Oasis de Montréal - 42.2 km - Non complété

Les samedis matins me paraissent un peu étranges dans les semaines suivant le marathon de Vancouver... pas besoin de se lever à 6:00 pour l'entraînement de groupe! Je dois admettre que ça laisse un certain vide, mais la course est maintenant bien ancrée dans mon style de vie. Je décide d'affronter le marathon Oasis de Montréal encore une fois, mais cette fois avec un objectif de temps très agressif: retrancher une heure à mon meilleur temps de marathon afin de me qualifier pour Boston avec un temps 3:10 (4:30 min/km).

L'objectif à première vue peut sembler un peu irréaliste, mais je m'entraînais déjà avec un rythme de 5:00 min/km (bien que le marathon n'eut pas donné le résultat escompté)... il fallait donc enlever un 30 secondes par kilomètre. Il faut donc faire des intervalles plus agressifs et pousser un peu plus fort lors des entraînements.

Mon endroit préféré pour l'entraînement sera le parc Maisonneuve, où on peut y trouver une piste cyclable tranquille entourée d'arbres. Qu'il pleuve ou qu'il fasse soleil, j'adore ce parc dans lequel on peut toujours y respirer la santé.

Je fais régulièrement des 10 km, je suis parfois capable de les faire en 45 minutes mais avec beaucoup d'efforts... je cours de façon consistante sous les 5:00 min/km, mais c'est très exigeant et pas toujours plaisant de pousser aussi fort. Les plus longues distances sont d'environ 21 km, je veux parfois en faire davantage mais la motivation manque quelque peu.

En juillet je déménage à Deux-Montagnes où je vais courir sur la piste cyclable menant vers Oka... WOW, vraiment superbe! C'est définitivement ma nouvelle piste de course préférée, bien que j'en abuserai en courant toutes mes courses à la même place. Par contre suite au déménagement, j'arrêterai d'écrire mes logs de course... auparavant je prenais des notes sur toutes mes courses (temps, distance, commentaires, etc), une bonne habitude que j'aurais dû garder car ça aide à rester motivé et voir les progrès.

C'est donc l'été, il fait souvent un peu chaud pour courir... je dois admettre m'ennuyer de la course en hiver, qui m'effrayait tant au départ! L'été il y a des vacances et d'autres préoccupations... je continue de courir régulièrement, mais c'est souvent difficile et frustrant de toujours courir pour atteindre une meilleure performance; on est bien content quand on réussi, mais c'est décourageant lorsqu'on n'atteint pas les objectifs fixés.

En août (un mois avant le marathon), je prends des vacances avec la famille (pendant lesquelles je paraisse un peu niveau course!) et, fidèle à mon habitude, j'attrape une bonne grippe (que je blâme sur Hurakan du zoo de Granby!) qui m'empêchera de courir pendant quelque temps... bref, un bon deux semaines sans course lorsque je devrais être à l'apogée de l'entraînement!

Je continue à courir mais en ralentissant le rythme quelque peu, il est évident que je devrai reporter l'objectif de Boston à plus tard. Par contre avec le temps (et la motivation?) qui manquent, les seules longues distances que je ferai seront 21 km (1h43) et 28 km (2h23)... pas terrible considérant qu'un marathon fait 42 km, mais bon j'aime bien blâmer la grippe!

Le jour du marathon arrive, je ne sais pas trop à quoi m'attendre mais je sais que je devrais ralentir un peu le rythme. Je commence un peu trop rapidement mais je diminue par la suite... mais je suis maintenant habitué de courir à 4:30 min/km, alors sans trop le vouloir ma vitesse fluctue beaucoup et n'est pas du tout constante. À 10 km je prends une petite pause de marche, le rythme de 5:00 min/km qui devrait être si facile me semble déjà difficile et je dois ralentir encore davantage. Une autre pause de marche s'imposera à 13 km, puis à 15, 16, 17, 19... quelque chose ne tourne pas rond, je suis déjà épuisé et j'ai des crampes dans les jambes.

J'arrive à la marque du demi-marathon à environ 1h50 puis tout de suite après je dois recommencer à marcher. En fait même marcher est pénible à ce point... et je n'ai que la moitié du parcours de complété. Je dois me rendre à l'évidence que le reste du parcours ne sera que plus pénible, et je décide d'abandonner au lieu de continuer à la marche. Honteusement je me trouve un coin tranquille (peu de spectateurs), je prends un tournant vers une rue sortant du parcours, j'enlève mon dossard et je prends le métro pour me rendre jusqu'au stade Olympique pour rejoindre Cinzia. Elle courrait son premier demi-marathon, et elle a été fantastique avec un temps de 2h22!

Je ne croyais pas pouvoir me faire surprendre ainsi par une course après avoir couru 3 marathons, mais le défi reste apparemment toujours aussi grand. Je ne peux pas expliquer exactement ce qui est arrivé, mais de toute évidence mon entraînement n'était pas suffisant et j'ai été au-dessus de mes capacités malgré tout. Chaque personne a également des journées meilleures que d'autres... 6 jours suivant cet événement, un peu par frustration, j'ai été courir un 21.1 km par moi-même en un temps de 1h38 -- sans même être très épuisé à la fin. Suis-je tombé sur une mauvaise journée, ai-je fais quelque de différent pendant la semaine, n'ai-je pas assez laissé reposé mon corps avant l'événement? Difficile à dire, mais j'admire tous ces athlètes qui performent aussi bien "sur demande" au moment voulu aux jeux olympiques ou autres événements sportifs.

Dans tous les cas je resterai toujours quelqu'un de très positif, et je refuserai d'abandonner... ce n'est que partie remise, marathon!

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Cinzia Patrice