Événement 68 - 23 mai 2022 - Trail du Coureur des Bois de Duchesnay - 18 km - 2:33:15 (8:31 min/km)

Quelques semaines après ma réussite au marathon Winterman, je remarque l'ouverture d'une course en sentier à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, à quelques minutes de Québec. La course est prévue pour le mois de mai, la distance de 34 km serait tout simplement parfaite pour m'obliger à maintenir mon niveau de forme actuel. Je me connais, ça me prend un défi ou une raison de m'entraîner sérieusement sinon je deviens vite paresseux... le mois suivant Winterman, mes distances sont déjà réduites à des sorties de 7-12 km.

La course en sentier étant plus exigeante que celle sur route, je me donne une semaine avant de m'inscrire, question de bien tester la machine et de confirmer que je suis encore capable. Le 20 mars je parcours donc une distance de 23.50 km, la dernière course de ma trentaine! C'est réussi, je constate à quel point j'ai bien récupéré du fameux marathon hivernal. C'est tout sourire que je navigue vers l'inscription sur le site web... afin de découvrir que le 34 km est déjà complet!

Non, c'est pas possible, les inscriptions viennent d'ouvrir il y a à peine une semaine! Le monsieur n'est pas content. Pourquoi diantre ai-je attendu avant de procéder à l'inscription?! J'écris aux organisateurs de l'événement afin de savoir comment il me serait possible d'obtenir une place, ou bien s'ils planifient ouvrir de nouvelles disponibilités pour l'événement. Je m'inscris sur des groupes de discussion Facebook tels que « Je Cours QC » afin de chercher quelqu'un qui accepterait de vendre son dossard, les abandons étant quand même fréquents pour de telles distances. Évidemment, comme les inscriptions viennent tout juste d'avoir lieu, il n'y a rien de disponible.

Je me dis que je devrai être patient et attendre qu'une place se libère, ça arrivera bien tôt ou tard. L'événement et le timing me semblaient tellement parfaits. Pendant la semaine je raconte tout ça à mon boss et ami, JD, qui est aussi amateur de course. Parle parle jase jase, il est également intéressé par l'événement mais pas par une distance aussi monstrueuse... on décide donc de s'inscrire ensemble pour la deuxième distance offerte : le 18 km!

Plus que j'y pense par la suite, plus que je suis satisfait de cette tournure. Je viens à peine de m'entraîner intensément tout l'hiver pour le marathon, ça fait du bien de pouvoir prendre ça un peu plus relaxe de temps en temps. 18 km me semble être la distance parfaite après tout, ça ne va pas me détruire comme le ferait le 34 km, mais ça reste un bon défi. De plus j'adore courir avec des gens, et l'ayant déjà fait avec JD par le passé, il est de très bonne compagnie. Je reçois d'ailleurs, quelques semaines plus tard, un message d'un participant désirant vendre son dossard pour le 34 km... c'est à ce moment que je constate à quel point je suis heureux de mon choix, je n'ai plus aucune envie de changer de parcours!

J'ai quelque peu perdu ma fougue au fil des semaines, mais j'atteins quand même 20 km à deux reprises (sur route). En fait la plus grosse difficulté que j'anticipais au niveau de l'entraînement était la semaine de vacances pour le mariage de ma plus jeune soeur à Punta Cana (initialement prévu pour 2020!). Je suis relativement raisonnable au niveau de l'alcool, peut-être moins pour la bouffe, mais ça reste mon premier tout inclus... il faut bien que j'en profite un peu! Je reporte mon entraînement toute la semaine jusqu'à l'avant-dernier jour... où j'ai finalement attrapé une solide tourista! Sans trop entrer dans les détails, c'est une journée complète dans la salle de bain, une nuit de sommeil en moins, et une bonne semaine à récupérer. Je passe 12 jours sans courir, j'ai à peine le temps de faire deux sorties avant l'événement.

1 2

Bref, je suis encore plus heureux d'avoir choisi le 18 km! Ce n'est pas une distance qui me fait peur, je me connais bien, j'ai quand même seize ans d'expérience en course à pied (je me sens vieux tout à coup!). La course a lieu le lundi de la fête des Patriotes, JD et son épouse en profitent pour passer la fin de semaine à Québec. De mon côté la fin de semaine est trop chargée, j'opte donc pour faire l'aller-retour dans la même journée... un autre typique réveil à quatre heures du matin!

C'est une belle journée ensoleillée avec une fraîcheur typique du printemps, parfaite pour la course. Le site est bien organisé, le stationnement est proche et je récupère mon dossard rapidement. JD me rejoint peu de temps après, on en profite pour placoter tous les trois. Marie-Ève ne participera pas à la course cette fois-ci, elle qui avait été plus rapide que moi au Totale Bouette il y a quelques années, elle jouera plutôt le rôle de photographe aujourd'hui.

Le masque n'est plus obligatoire au Québec depuis quelques jours à peine, ça fait tellement du bien de retrouver une certaine normalité et de participer à un tel événement. L'infolettre insiste beaucoup sur le zéro déchet et l'autonomie des coureurs, je traîne donc un sac à doc bien rempli (il est obligatoire d'avoir des gels et même un sifflet à ours!). On ne se place pas trop en avant au moment du départ car on veut prendre ça relaxe, on est là pour s'amuser. Et c'est parti!

Nous entrons immédiatement dans la nature, le parcours est en sentier sur tout le trajet, aucun asphalte. C'est magnifique, ça sent bon, je suis heureux. Les sentiers sont propres, parfois larges, bien que la majorité du temps en file simple. Les gens doivent généralement indiquer lorsqu'ils veulent dépasser, on a l'impression de jouer à saute mouton avec quelques coureurs.

Je prends des photos ici et là, il y a un peu d'animation avec des tambours à certains moments, on passe même sous un parcours d'arbre en d'arbre à un autre endroit. Il y a des stations d'eau plutôt garnies, moi qui adore le melon d'eau pendant une course, je suis gâté! Le terrain est beau bien que parfois boueux, il y a des côtes mais rien de trop monstrueux. Je jase pas mal tout le long avec JD (vive les potins!), le temps file, sans trop s'en rendre compte nous voilà déjà à la ligne d'arrivée!

C'est tout sourire qu'on retrouve Marie-Ève et qu'on profite des petites collections offertes par les commanditaires (miam du bouillon chaud encore une fois). En guise de récompense ils nous donnent un plan de basilic au lieu d'une médaille... Luna, la lapine de JD, va pouvoir se régaler! Bien qu'ayant l'impression de ne pas avoir beaucoup d'anecdotes à raconter, j'ai bien aimé cet événement, le parcours est plaisant, les paysages sont beaux, l'organisation est bonne... rien à redire quoi!

Retour au blogue

3 4
5 6
7 8
9 10
11 12
13 14
15 16
17