Événement 61 - 9 juin 2018 - Course MEC en sentier 3 : Chantecler (Sainte-Adèle) - 20 km - 2:34:44 (7:44 min/km)

La première course de la série MEC était davantage pour moi un échauffement ou un éveil aux courses à venir... voilà que le niveau allait monter d'un cran avec Sainte-Adèle et qu'il fallait déjà augmenter la cadence! Le 3 juin je fais donc une superbe course avec mon ami Jean-Guillaume avec la « course des trois sommets » (Mont-Royal). Je trouvais d'ailleurs très intéressant de revisiter une partie du parcours que j'avais fais six ans plus tôt avec Stéphanie (mention dans événement 25) puisque c'est toujours resté un de mes souvenirs mémorables de course, à cette époque où courir 2h30 ne semblait être qu'une simple jasette qui avait passé trop rapidement.

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Cinq heures du matin, ma fille me réveille plus tôt que prévu et impossible de retrouver le sommeil puisque je cours justement généralement vers 5h30 - 6h00. La préparation est faite, il ne me reste qu'à... attendre! Le départ du 20 km est à 9h30, ce que je trouve beaucoup trop tard, et Sainte-Adèle n'est qu'à environ 45 minutes. Je passe le temps en lisant « Ultra-ordinaire : journal d'un coureur » de Joan Roch, une lecture très simple que je recommande fortement aux amateurs de course en sentier!

En approchant du site avec la voiture je me sens quelque peu intimidé par la montagne qui fait son apparition, je sais très bien que ma course commencera par un aller-retour au sommet avec une ascension de près de 200m et un dénivelé dépassant parfois le 30%.

Je vais courir avec une casquette pour la toute première fois, je n'en porte à peu près jamais mais je me souviens trop bien de mon expérience désagréable avec les bébittes à St-Donat au mois de juin deux ans plus tôt... je pue d'ailleurs le « off »! J'ai oublié ma crème solaire et j'en quête à un autre coureur que je rencontre, Dave, qui curieusement vient aussi de Rouyn (et son père de La Sarre)... le monde est petit! Je prends d'ailleurs note qu'il me faudrait bien aller courir au Mont Kékéko un de ces quatre.

Je retrouve mon collègue JD qui s'attaquera au 10 km, on jase en attendant les départs, le mien se faisant quinze minutes plus tôt. La température est parfaite, juste un peu frais avec un beau soleil, et nous serons à l'abri sous les arbres... que demander de plus!

Tel que prévu l'ascension initiale est intense, et pas mal tout le monde la complète en marchant... pas trop le choix, on a presque les genoux au visage tellement ça monte! Tout de suite après le fun commence vraiment : les magnifiques paysages de la forêt, avec une odeur d'épinette que j'adore.

Le parcours n'a rien à voir avec ma course précédente au Domaine Vert : le terrain est constamment en pente et accidenté de racines, roches, boue, etc. Il faut toujours rester vigilant. Nous rattrapons les coureurs plus lents du 10 km puisque plusieurs sections du parcours sont communes, et comme les sentiers sont majoritairement en « single track », il n'est pas toujours évident de dépasser.

Je regarde un coureur devant moi s'enfarger cinq ou six fois sur des obstacles par terre dans l'espace de quelques kilomètres à peine, et je me dis que je suis tout de même agile dans ces sentiers. Et voilà qu'à 7.5 km le karma me rattrape et me fais avaler mon orgueil : mon pied gauche vire sur le côté suite à une mauvaise manoeuvre!

Évidemment je ne peux que penser à l'incident similaire qui m'avait mis hors fonction au mois de septembre dernier, me condamnant au repos forcé pendant quelques mois (c'était le pied droit). Mini pause, une douleur qui persiste mais les dégâts sont minimes après tout, je peux continuer... fiou!

Perdu dans mes pensées, à 9.8 km, hop, c'est au tour du pied droit de se renverser! De toute évidence j'ai dû imaginer cette dite agilité. Cette fois-ci c'est plus grave, je marche pendant deux ou trois minutes, je crains le pire. Comme je suis loin dans le bois je n'ai pas trop le choix que de continuer de toute façon, et je me rends compte que bien qu'étant douloureux, c'est moins beaucoup pire qu'en septembre (c'est-à-dire que je peux courir sur mon pied)... il y a espoir, et après quelques kilomètres la douleur est presque partie en ligne droite sans tourner mon pied.

Le reste du parcours se fait sans trop d'anicroches, certains terrains deviennent très boueux, mais je dois admettre être heureux de ma forme physique car le tout se passe très bien. Vers la fin du parcours on passe tout près de la ligne d'arrivée et on voit les gens applaudir les coureurs qui finissent... et on se rend compte qu'il nous reste en réalité une dernière montée très apique à faire en aller-retour avant de terminer (cruel!). Au final le parcours semble faire environ 19 km et non pas 20 km (l'annonceur au début indiquait environ 19.5 km).

Du côté de JD la course s'est aussi très bien déroulée. Encore une fois je suis content d'avoir découvert ces magnifiques courses organisées par MEC (à prix modique!). J'appréhende néanmoins quelque peu mon prochain défi : 40 km dans les sentiers de Tremblant à la fin juillet!

Pour mes pieds la douleur persiste pendant la journée, mais déjà le lendemain c'est beaucoup moins pire et après quelques jours c'est presque entièrement disparu. Pas de repos cette fois-ci!

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